15.01.12

Le Culte du Moi

Dé-sacralisons !

  • Lorsque vous étiez bambin, vous étiez la septième merveille du monde, et l'on s'extasiait sur vos prouesses. Mais certains depuis s'ingénient à vous faire croire que vous n'êtes pas un Dieu Vivant en vous faisant remarquer que vos soi-disant prouesses étaient finalement assez quelconques.
  • Mais ça ne fait rien, on y croit encore au moins un peu, et l'on essaie encore de se montrer encore à la hauteur de cette déification de temps à autre.

Le syndrôme du piedestal                                            Jean Bart sur son piédestal

  • FSM_Jean_BartOn vous refait le coup de la déification encore assez souvent au boulot, dans votre association ou cercle d'amis : Vous êtes donc le meilleur, le plus beau, le plus intelligent, et on s'y prendrait volontiers les pieds dans le tapis.
  • Le problème du piedestal c'est qu'en général, mon général, c'est haut et étroit : On en tomberait facilement pour peu qu'on y prenne quelques libertés ; Pas question d'y faire un pas de travers. Et plus il est haut perché plus la chute est rude. 
  •   Alors certes, ça permet parfois d'avancer et de viser plus haut, et pourquoi pas ! Mais il convient de traiter cette déité comme notre déité suprème, le Monstre Spaghettien Volant : IL est infiniment beau, et suprèmement intelligent, mais sait descendre de son piedestal pour aller se pinter la gueule lamentablement de temps à autre.
  •  Lorsqu'on vous place sur un piedestal, c'est en général pour vous envoyer au charbon, et pas pour vos beaux yeux... Méfiance donc.

Pour Napoléon il y avait deux façons de récompenser les sacrifices à la patrie : l'argent et les médailles... Les secondes étant bien moins onéreuses.

  • Alors c'est sûr qu'en tant que Pastafariens et Maîtres Pasta du troisième dan, nous faisons partie du peuple élu de la piraterie, et de l'avant-garde de l'élite mondiale par l'approfondissement* de la connaissance irréfutable de Toute Chose. Il va donc de soi qu'on nous adule en tant que tels, et nous n'avons pas à repousser des éloges mérités.
  • Laissons nous donc flatter, et flattons nous nous-même à hauteur de la Dignité qui nous fut faîte par Toucher Nouillu. Prenons donc soin de cette part de sacré qui nous a été conférée en nous chouchoutant, mais tout en ne restant pas dupe de cette sacralisation pourtant au combien pertinente : Donc sans vanité excessive (mais un peu ne peut faire de mal), et sans complexe d'infériorité (les complexes d'infériorité tentent de nous faire passer pour d'autant plus supérieur, aux autres et à nous-même, que le sentiment d'infériorité qui nous habite est fort).

Ceci dit reconnaître que nous ne sommes parfait à l'instar de notre Monstruosité Omnipotente ne veut dire mortification masochiste du fait : On peut se reconnaître imparfait, et le revendiquer, tout en gardant toute sa dignité (à la limite celui qui se reconnaît imparfait se montre plus digne que celui qui nie son imperfection).

Mais dignité ne veut dire saccralisation...

Râmen

* Profond dans le sens de creux s'entend évidemment.

Cas particulier : Parent.

F. Dolto disait que ce n'était le parent qui faisait l'enfant, mais l'enfant qui faisait le parent. Ainsi les enfants nous prennent au début pour des Dieux Vivants, et c'est ainsi que nous devenons vraiment parent. Sauf que ces petits pervers polymorphes (Cf. : Freud) finiraient bien par nous contester ce statut divin en nous pointant nos contradictions, les petits salopiots...

pirate_kidPas de panique, c'est normal : les enfants on besoin de réaliser que nous ne sommes parfaits comme prétexte à se détacher de nous en devenant autonome. La chute de notre piédestal est nécessaire à leur autonomisation.

Mais comme précédemment déssacralisation ne veut dire indignité : Sans être parfait, et prêts à le reconnaître, un parent reste un pôle de références nécessaire. C'est à nous de décider du bien et du mal relatif en famille, parce que, question perfection, nos petits moutards ne nous arrivent pas encore à la cheville malgré leurs critiques exacerbées (et quand bien même ! Non mais !), et seraient donc d'autant plus angoissé de devoir mener la barque à notre place : Protègeons les donc de celà en gardant le cap et le poste de Cap'tain droit dans notre botte et jambe de bois (bon, une petite négociation franche au sabre d'abordage ne fait pas de mal de temps à autre, RondeMonstr' !).

Méthode éducative consacrée :

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Posté par Yves Forban à 18:57 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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