13.06.12

La Première Dame

Ou le premier bonhomme Dé-sacralisons !

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Me Trierweiler a feint de ne poser qu'une question de fidélité en politique (ou en amour ?).

Car la question posé a bien moins d'importance ici que la position d'où elle est posée.

SUR LE FOND :

La Présidence et tout ce qui la touche fait totem sacré en République. Mais nous sommes en République laïque et il serait temps de dé-sacraliser tout ceci, normal... Le président n'est ni omniscient, ni omnipotent, et sa compagne encore moins. J'aimais Chirac pour ça, il était capable de dire " j'ai encore gaffé sur ce coup" (même si ça l'arrangeait de dire des choses en les reniant, mais en les ayant dites quand même).
Ethiquement, qu'elle fut front de gauche, écolo., voir UMP ou complètement cinglée, elle aurait le droit d'exprimer ses opinions comme tout un chacun, voir même des grosses Nouilleries, mais en précisant bien « ceci n'est l'opinion que d'une simple citoyenne » pour dé-sacraliser le propos. Et si son tweet avait pour conséquence cela, pourquoi pas.

Car ce qui est sous entendu est de l'ordre de : Mr Hollande a-t-il autorité sur sa famille politique... et privée. Mais amalgame est impropre entre famille politique et privée, que relèverait pour celle ci d'un concept pétino-machiste de la famille des plus primaires ici.

SUR LA FORME :

Mais elle a sciemment profité de l'« aura » de sa position. Son opinion se respecte sauf à la clamer d'une position sacralisée, même par défaut, et ne jouons pas les nunuches à ce propos. Mr Hollande a du lutter 30 ans pour imposer sa pensée politique, la soumettre au suffrage universel etc. Et elle arrive pour lancer son avis à califourchon sur son dos à peine cicatrisé de 30 ans de combat : c'est un tantinet cavalier et bassement opportuniste.

Qu'elle fasse valoir ses idées devant les électeurs pour validation, voir écrire comme journaliste sur les principes, non tant sur ce qui la touche de près, et en le revendiquant clairement de sa place individuelle... et non donc périphérique à son compagnon pour éviter tout commentaire du style : « le caniche du président a aboyé est-ce mauvais signe ? »

QUESTIONS SUBSIDIAIRES :

Me Trierweiler peut-elle être journaliste ? Chaque canard a une vague coloration politique, même s'il tente de regarder les faits avec objectivité. Mieux vaut savoir les sympathies politiques du moment du journaliste, il est plus facile de relativiser son propos. Un journaleux qui se prétend neutre, même sincèrement, je ne sais trop où il se ment à lui même, et où il m'embringue dans sa cécité neutroïde.

Je ne comprends pas ce tabou journalistique sur des "femmes ou hommes de" engagés politiquement, Au contraire on sait quels sont leurs à prioris au moins contrairement aux autres qui n'en pensent pas moins en catimini.

Bon son opinion citoyenne a des limites. Il ne convient diplomatiquement pas qu'elle étale ses états d'âme sur les "grands" de ce monde tant qu'elle est "en fonction", mais leur politique pourquoi pas journalistiquement.

Enfin sauver le soldat Forlani est une noble tâche, mais d'une autre nature que les Kurdes de Me Mitterrand, ne mélangeons pas tempètes dans un verre d'eau avec l'essentiel : Les réfugiés saheliens du réchauffement climatique se fichent pas mal de la couleur des lunettes de Me Joly ; les salariés de PSA Aulnay ou d'Arcelor de qui gagnera entre deux canditats PS, de grâce...

Râmen

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Posté par Yves Forban à 16:43 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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